Catherine Thibault, orthophoniste • psychologue

@

oralité

Nous pouvons

construire

une oralité positive...

 

L'

Dans nos vies professionnelles de thérapeutes (orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute, psychothérapeute), les problématiques liées à l’oralité sont une réalité quotidienne, en particulier chez l’enfant.

Les thérapeutes, notamment les orthophonistes, dans leur pratique, œuvrent

dans les domaines de (1 / ) :

L’oralité alimentaire et de ses troubles.

Les plaintes les plus courantes :

sélectivité des aliments, refus d’aliments solides, difficulté à mastiquer.

 

L’oralité verbale. Il s’agit par exemple des troubles de la parole, d’articulation

de la parole,(2 / ) de la voix, venant parfois altérer le langage.

Ces deux oralités conditionnent le dévelop-

pement des sens du patient

(notamment le goût,

 l’odorat et le toucher),

l’élaboration de son

langage et de sa pensée.

Elles présentent une

 exceptionnelle commu-

nauté autour de l’organe

lingual (oui, je parle bien

 de la langue).

Pour autant, chaque

 patient, chaque famille, chaque

couple parent-enfant est singulier.

Il s’agit de puiser dans un ensemble de connaissances et de techniques afin de restaurer l’harmonie.

La manifestation de difficultés alimentaires

et langagières témoigne le plus souvent

de dysfonctionnements de la langue

et du voile du palais, organes clés de l’oralité alimentaire et verbal.

Il nous reste à mieux évaluer l’organe lingual, « cette main qui goûte » et, par son raffinement gnoso-praxique et sa posture lors de la mastication des aliments et l’articulation des phonèmes, constitue une sorte de « Moi lingual » que nous tentons de normaliser dans nos pratiques orthophoniques à travers l’éducation gnoso-praxique orale précoce.(3 / ) Rétablir la ventilation nasale, supprimer le bavage, permettre une meilleure fermeture labiale, une position linguale de repos sans tension, mais aussi restaurer l'oralité alimentaire, améliorer les troubles du sommeil,(4 /) ne pas aggraver les dysmorphoses dentaires, prendre conscience des habitudes nocives.......

 

 Cette éducation gnoso-praxique orale précoce permet de ne pas banaliser

les dysfonctionnements oraux, posturaux, afin d’éviter les difficultés ultérieures

qui seraient plus compliquées à traiter chez tous les enfants, en particulier chez

les enfants « différents  » (prématurés, syndromiques, troubles du spectre autistique...).

 

« La bouche est mémoire »

Pour tous les patients dont la bouche a des maux qu’ils n’ont pu mettre en mots,

il appartient aux acteurs de la rééducation de les aider à retrouver le plaisir de manger,

 

Plaisir de ressentir et d'échanger.

Avant même de mettre en bouche, nous pouvons simuler l’acte de manger, de boire, d’en imaginer le goût et le plaisir, d’en ressentir les bienfaits. Réaliser ensemble

des « jeux » entre intention et action.

L’olfaction est la fonction sensorielle majeure pour la reconnaissance et l’appréciation des aliments à tous les âges

de la vie, il nous faut aider nos patients à aiguiser leurs sens de l’odorat dés leur plus jeune âge et à tous les âges de la vie pour accéder

à la dimension émotionnelle de leur environnement.

 

 

 

 

 

3/ En savoir

Plus

Article

Contraste

 n°41

L'éducation

gnosopraxique orale précoce ...

chez le jeune

enfant né

prématuré.

2 /  En savoir

Plus

La rééducation

des troubles

d'articulation

Ed.Lavoisier

 

1 /

En savoir

Plus

Dossier,

Langage et pratique

L'oralité positive

ARLD n°55

 

4 / En savoir

Plus

Article RO N° 271
Oralité

et syndrome

d'apnée

obstructive

du sommeil

(SAOS)

 

Terre cuite

Tête d'homme

souriant.

Véracruz